La vigne est présente en « Minervois » depuis l'époque romaine
Avec la fondation de la province Narbonnaise en 118 avant Jésus-Christ, cette culture s’installe durablement dans cette région très propice aux échanges, car traversée par une voie romaine reliant Toulouse à Lodève, au nord de la « Via Domitia ».
En 75 avant Jésus-Christ, CICERON défend MARCUS FONTEIUS devant le sénat romain, accusé d’avoir prélevé des droits d’octroi aux vins quittant la région de « La Livinière », plus précisément de Cabiomagus (Caune Minervois) pour une autre destination que Toulouse.
De nombreux vétérans de la Légion reçoivent des concessions et fondent des domaines viticoles (villae). Les vins s’exportant avec succès dans tout l’empire, l’empereur DOMITIEN, en 92 après Jésus-Christ interdit toute nouvelle plantation afin d’éviter la concurrence.
Les noms de 3 communes témoignent de cette époque et de sa culture viticole : La Livinière pour « Cella Vinaria » (Cave à vins), Siran pour « Villa de Sirius », du nom du premier légionnaire romain installé dans la région, Félines pour « Figulina », l’atelier de poterie, notamment d’amphores.
Puis, l’histoire viticole de la région se confond avec celle de la région Languedoc, avec les grandes invasions du IIIème au VIème siècle, auxquelles succèdent les conquêtes sarrasines qui freinent l’expansion du vignoble du VIIème au IXème siècle. La culture de la vigne progresse ensuite sous l’impulsion des abbayes bénédictines comme celles d’Agnan de Caunes ou l’Abbaye de Saint-Jean.
L’ouverture du Canal du Midi, en 1680, l’amélioration du réseau routier et la création du chemin de fer au XIXème siècle contribuent au développement de la monoculture viticole.
- Extrait du décret de l'AOC Minervois-La Livinière